Leguelmois's profileLEGUELMOISPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    January, 2008

    Algérie Mémorial de nos Aïeux Légendaires

     

    Apportez une pierre à la construction du présent Mémorial, pour transmettre aux générations futures les idéaux de nos Aïeux qui ont écrit de leur sang les pages d’histoire de notre Liberté, à savoir :

     

    • Recenser chronologiquement tous les principaux évènements marquants de l'Algérie, depuis la formation de son unité politique (XVI Siècle) jusqu'au O8 Mai 1945 ;
    • Défendre la mémoire de nos Aïeux qui ont porté l'étendard des révoltes durant la longue chaîne de luttes et écrit de leur sang les pages d’histoire de notre liberté ;
    • Mémoriser et transmettre aux générations futures leurs idéaux historiques.

    Il appartient aux ayants-cause de m’aider à mémoriser et à écrire leurs Histoires, afin de demeurer dans la continuité de leurs idéaux.

    --------------------------------------------

    Envoyer-moi votre prénom et votre Email pour être tenu au courant du développement dudit Mémorial:
    halim.cherfa@laposte.net

    January, 2008

    DIDOUCHE Mourad ben Ahmed, dit Si Abdelkader 1927 – 1955

     Didouche-Mourad


    A l’occasion du 53ème  anniversaire de sa mort

     

    Didouche Mourad disait : "S'il nous arrive de mourir, défendez notre mémoire".

    -------------------------------------

    Surnommé "Si Abdelkader", il naquit le 13 juillet 1927 à El Mouradia à Alger au sein d'une famille Kabyle modeste, effectua ses études primaires ainsi que le cycle moyen à l'école d'El Mouradia puis rejoignit le lycée technique du Ruisseau d’Alger.

    Son amour pour la patrie et la liberté, gravé dans son esprit, ne connait pas de mesure, nul ne peut lui être comparé ; c'était un brave homme capable de dévouement et de sacrifice pour se débarrasser de la tyrannie coloniale. Par conviction, il s'engagea, dès 1942, dans les rangs du Parti du Peuple alors qu'il n'avait pas encore atteint l'âge de 16 ans.

    Deux ans plus tard, tout en travaillant comme cheminot à la gare centrale d'Alger et Militant de la C.G.T., il fut nommé responsable des quartiers d'El Mouradia, El Madania et Birmandreis. Il créa en 1946, la troupe de Scouts "al amal" ainsi que l'équipe sportive "al-sarie al-riadhi" d'Alger.

    En 1947, il organisa les élections municipales dans sa zone et se rendit également dans l'Ouest Algérien en vue d'organiser la campagne électorale pour l'Assemblée algérienne, arrêté dans une rafle, il réussit à s'enfuir du tribunal.

    Le leader fut parmi les membres les plus éminents de l'Organisation Spéciale (O.S), dès sa création en 1947. Cependant, après trois ans d’activités, survint, le 18 Mars 1950, une malheureuse affaire d’ordre organique. Le conseil de discipline d’Annaba, présidé par Amar Benaouda, avait décidé une expédition punitive, à Tébessa, à l’encontre de Khiari Abdelkader (dit "Rehaïm") soupçonné de collaborer avec l’ennemi. Le groupe chargé de la mission (Didouche Mourad, Amar Benaouda, Brahim Adjami et Hocine Benzaïm) avait mal géré cette affaire qui entraina la dissidence de "Rehaïm", et coûta très cher à l’organisation puisqu’elle sera à l’origine du démantèlement d’une grande partie de son réseau et à l’arrestation de 130 personnes, dont certaines ont été condamnées à de lourdes peines.

    Recherché, sans succès, par la police dans cette opération de démantèlement, il fut l’objet d’un jugement par contumace, le condamnant à 10 ans de prison ferme. Toutes les recherches exercées contre lui furent vouées à l'échec puisqu'il constitua en 1952, avec le martyr Ben Boulaïd, un noyau clandestin dans la Capitale dont la mission était la fabrication de bombes en prévision du déclenchement de la Révolution.

    Charger, lors de la crise de 1953-54, d’une mission d’inspection de la Fédération en France du parti, il constata une opposition du Comité Central du PPA-MTLD à Messali El Hadj et la naissance d’une troisième tendance le CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action).

    A son retour à Alger et de concert avec ses compagnons, le CRUA fut créé avec de nouveaux objectifs. Il sera composé initialement de quatre membres :

    - Trois du Comité Central : Hocine Lahouel, Sid-Ali Abdelhamid et Mohamed Dekhli,

    - Un membre de l'O.S (Organisation Spéciale) Mohamed Boudiaf.

    Avec le but d’organiser un Congrès unitaire réunissant toutes les tendances du Parti. A la suite des contacts de Boudiaf avec les éléments de l'O.S., contrairement au Comité Central qui voulait retarder la date de l’action armée afin de mieux la préparer, ces derniers adoptent la position de passer à l'action armée immédiate,

    En tant que Leader de la révolution, il participa à la réunion des "22" tenue en juin 1954, au cours de laquelle fut décidé à l’unanimité le déclenchement, au nom du FLN, la Révolution Algérienne. De cette réunion historique, les membres désignent un organe exécutif : le Comité des "SIX" , composé comme suit :

    - BEN BOULAID Mostefa,

    - BEN M'HIDl Mohamed-Larbi,

    - BITAT Rabah,

    - BOUDIAF Mohamed

    - DIDOUCHE Mourad

    - KRIM Belkacem

    Le Comité des "SIX en coordination avec les trois membres de la délégation extérieure du PPA-MTLD au Caire :  AIT AHMED Hocine, BEN BELLA Ahmed, et KHIDER Mohamed, s’est réuni, le 24 Octobre 1954 à Bab el Oued (Alger) et décida : la création d’une nouvelle organisation politique, le FLN (Front de la Libération Nationale) pourvue d'une branche armée : l'ALN (Armée de Libération Nationale) ; le déclenchement de la révolution nationale pour le 1er Novembre 1954; la désignation et la répartition des responsabilités par région, dont Didouche Mourad pour la Zone II (Wilaya II).

    Dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre 1954, les membres de l'ALN entrent en action !

    Didouche Mourad fut l’un des participants de la rédaction de la Déclaration du 1er novembre 1954 et réussit, après le déclenchement de la Révolution et avec l’aide de son adjoint Zighout Youcef, à jeter les bases d’une organisation politico-militaire.

    Il tomba au champ d’honneur, le 18 janvier 1955, lors d’une bataille au douar Souadek (Condé Smendou), à l’âge de 28 ans ; pour être ainsi le premier chef de zone à tomber au champ d’honneur. Jusqu’au dernier jour de sa vie, il resta un homme d’action fidèle au serment du 1er Novembre, pour que vive l’Algérie libre et indépendante.

                Gloire à nos Martyrs !  Vive l’Algérie !!

     

    January, 2008

    ALGERIE, TRIBUT DE 2.766 ANs D'OCCUPATION

     

    Ecole 

    L’Algérie, beau et riche pays, fut convoitée et occupée, durant 2.776 ans, par de multiples puissances étrangères. Certaines ayant laissé des œuvres impérissables, d'autres ne laissèrent que des souvenirs d’envahisseurs cruels, à savoir :

     

    L’OCCUPATION PHENICIENNE de 814 à 146 avant JC  (632 ans)

    Les Phéniciens, originaires du Proche-Orient, apparaissent en Afrique du Nord au IX Siècle avant JC.

    - 814 avant JC : Ils fondent Carthage qui devient la capitale d'Afrique du Nord et Créaient l'alphabet et l'écriture.

    -146 avant JC : Destruction de Carthage par Scipion. C'est le début de la domination romaine en Afrique.

    Les Phéniciens, arrivés les premiers en Afrique du Nord, n'établirent que des comptoirs commerciaux. Cependant et à l'aube de la civilisation, ils ont grandement contribué dans les domaines linguistique et agricole.

     

    L’OCCUPATION ROMAINE de 146 avant JC à 429 après JC.  (675 Ans)

    - 146 avant JC : Début de la domination romaine en Afrique, en deux grandes étapes : -- Occupation restreinte avec le maintien des Royaumes Berbères -- Administration directe de la population par les Romains.

    - 429 : Invasion des Vandales conduite par Genseric.

    Les Romains amenèrent la prospérité au pays. Sous l'empereur Constantin, ils introduisent le christianisme et le répand avec St Augustin.

    Par la construction de nombreuses villes et le développement de l'agriculture, ils avaient faits de la contrée la plus riche du monde antique.

     

    L’INVASION VANDALES de 429 à 534  (104 ans)

    - 429 : Les Vandales, originaires de Hongrie, arrivent en Espagne, puis passent en Afrique du Nord. Sous l'impulsion du roi Genseric, ils occupent les ports et dévastent les cités Romaines.

    - 439 : Prise de Carthage par les Vandales.

    - 534 : les Vandales sont définitivement chassés d'Afrique du Nord par les Byzantins.

    Les Vandales n'apportèrent rien au pays, sinon que la désolation.

     

    L’OCCUPATION BYZANTINE de 534 à 647.  (113 ans)

    - 534 : Les Byzantins, disposant que d'une faible armée, n’occupèrent que partiellement le pays. Ils limitent leur occupation à la partie orientale de la Numidie et ne conservent que quelques ports dans la partie occidentale.

    Tout en laissant des petits royaumes berbères se constituer librement, ils construisent de nombreuses fortifications autour des villes.

    - 647 : Défaite de l'année byzantine devant les Arabes et commencement de l'ère islamique.

    Les Byzantins, préoccupés constamment par des luttes intérieures, n’apportèrent que peu de chose au pays.

     

    LES ARABES PROPAGATEURS DE L’ISLAM de 647 à 1516. (869 ans)

    Face aux Byzantins, les Arabes n’étaient pas considérés, par la majorité de la population, comme des occupants ou des colonisateurs, mais comme des libérateurs et propagateurs de l’Islam.

    - 647 : Début de l'islamisation des populations du Maghreb.

    - 696-701 Mort des résistants Koceïla, Kahina et islamisation des Berbères.

    - 1050 : Invasion des Beni Hilla et islamisation totale des populations.

    - 1492 : L’Espagne, nouvelle puissance, fait chuter Grenade et chasse les Arabes vers l’Afrique du Nord.

    - 1500 : Début de la reconquista Espagnole et persistance des croisades chrétiennes d’occuper les villes du littoral (Mers-El-Kebir, Oran, Bougie, Jijel…).

    Les Arabes apportèrent la sérénité de l’islam et marquèrent le pays de leur empreinte linguistique.

     

    LA DYNASTIE OTTOMANE de 1516 à 1830. (314 ans)

    Face aux contrecoups chrétiens, Salem Toumi Al-Tha’Alibi, Roi d’Alger, sollicita, en 1516, le concours de Soliman le Magnifique, sultan de Constantinople.

    Durant 314 ans de dynastie Ottomane, les conflits inter-tribus n’ont jamais cessées, l’Algérie était mal dirigée, sans commandement. C’était un Etat en déliquescence qui ne tenait pas debout.

    - 1822 : Début de la pénétration européenne pour stopper la pratique de la piraterie par les Ottoman.

    - Juin 1830 : Les troupes françaises débarquèrent à Sidi Ferruch et occupent l’Algérie.

    Les principales réalisations des Turcs au Maghreb ont été axées sur la construction navale, sur l'édification de forts puissamment armés et celle d'édifices religieux.

     

    LA COLONISATION FRANÇAISE de 1830 à 1962.  (132 ans)

    Le 14 juin 1830, les troupes françaises débarquèrent à Sidi Ferruch et, quelques jours après, Alger tombait ; le 5 juillet, le Dey Husseïn.

    - 132 ans de colonisation, d’édification et de combats, à chaque moment, telle région, hier pacifiée, se soulevait à nouveau et devait être pacifiée à nouveau, à coup d’expédition, de razzia et de massacres. L’Algérie na jamais été soumise, la résistance y était seulement décomposée et non détruite.

    - Novembre 1954, le peuple Algérien ouvre la marche pour l’Indépendance et 1962 il recouvre son indépendance.

    Tout est Histoire ! Tout est aussi affrontement de contraintes ; le développement du territoire Algérien a été le fruit, parfois malsain, mais inévitable, des conflits que l’homme se crée pour sa liberté.

    Enfin, l’histoire du peuple algérien est une longue chaine de luttes. Il a écrit avec son sang les pages d’histoire de la libération de sa patrie. Aujourd’hui, nous avons le devoir de mémoriser et de transmettre notre Histoire aux générations futures.

    ÉtoileSoleilÉtoile-------------------------FIN

    January, 2008

    El Keblouti

     

    1871 INSURRECTION D’AIN GUETTAR – SOUK-AHRAS

    PAR MOHAMED EL KEBLOUTI  EL HANENCHI

    Cavalier 

     

    Présentation des Acteurs et El Keblouti

    Mohamed Ben Tahar Ben Rezgui El Keblouti était parent de Rezgui El Hanenchi, chef des tribus H’nancha nommé par El Hadj Ahmed Bey gouverneur de l'Est Algérien en lieu et place de Cheikh El Hasnaoui de la même tribu.

    La résistance populaire dans la région de Souk-Ahras occasionnée par les spahis et canalisée par les chouyoukhs Ahmed Salah Ben Rezgui et El Foudhil ben Rezgui ; auxquels s'était rallié Mohamed El Kablouti s'est étendue sur l'ensemble des tribus des H'nancha et de l’Est Algérien.

    Causes de la résistance de la région de Souk-Ahras

    Le déclenchement de cette insurrection eut lieu suite à la décision promulguée le 18 janvier 1871 par le ministre Français de la guerre, portant transfert vers l'Europe d'un nombre important de spahis pour participer à la guerre contre la Prusse et que les spahis rejetèrent violemment. Cela débuta dans la région de Moudjebeur dans le département du Titteri pour s’étendre à l'Est, à toutes les régions frontalières, englobant Guelma, El Kala, Tébessa et Souk Ahras.

    Cela a commencé, à la fin de l'année 1870 au centre de Moudjebeur, par la désertion de 75 spahis avec leur armement de Boghar vers Médéa et Ksar El Boukhari ; pour s'étendre, ensuite, à Aïn Guettar, (Souk Ahras) où 135 spahis s'enfuirent en emportant leurs armes.

    En peu de temps, assistés par leurs familles dans leurs mouvements, le nombre de spahis déserteurs atteint le chiffre de 2000. Ils furent ralliés par les tribus des H’nancha, des Aouaied, des Ouillen, des Ouled Dhia et des Ouled Khiar pour élargir le cercle et exprimer leur refus de l'occupation française.

    Mohamed El Kablouti, à la tête des spahis et les tribus des H'nancha, livrera plusieurs batailles : - Le 25 janvier 1871, attaque des fermes de colons dans la vallée de la Medjerda et de l’Oued Djedra. – Le 26 et 27 janvier, siège de la ville de Souk Ahras. – Le 30 Janvier, bataille de Aïn Seynour.

    A la mi-février 1871, l’arrivée des renforts de troupes coloniales poussèrent El Kablouti et ses compagnons spahis et H'nancha à se replier vers la tribu des Ouled Boughanem en Tunisie.

    Cependant, il revient en Algérie et participa au coté de Mohamed El Mokrani et Cheikh El Haddad, aux batailles du 24 juin et du 30 aout 1871.

    Ses contacts avec Bennaceur Ben Chohra Ben Ferhat, et ses activités de résistant furent l’objet de poursuites françaises. Alors, il quitta la Tunisie en 1872, via Malte en direction de la Syrie où il rencontra l'Emir Abdelkader qui lui accorda toutes les facilités.

    En 1875, il revient s’établir clandestinement en Tunisie, jusqu'à son arrestation. Arrêté en Tunisie et mprisonné à la Goulette. Malade, il fut hospitalisé en avril 1883 à l'hôpital Sadki (Tunis) et mourra en avril 1884.

    Réactions du colonialisme face à cette Résistance

    Les personnes arrêtées parmi les spahis et les H'nancha sont présentées aux tribunaux militaires qui prononcèrent à leur encontre diverses peines, dont la plus sévère fut la peine de  mort, appliquée aux résistants qui furent exécutés par les soldats français sur la place publique de Souk-Ahras.

    D'autres furent condamnés aux travaux forcés et à la déportation vers les bagnes français nouvellement créés dans la ville de Nouméa, en Nouvelle Calédonie. A cela, s'ajoute la mise sous séquestre des biens et terres des tribus H'nancha.

    La réaction coloniale ne se limita pas à cela. Les soldats de l'armée d'occupation prirent en otage certaines familles de résistants jusqu'à la reddition de ces derniers, sans omettre l'incendie des maisons et la destruction des biens.

    L’insurrection de 1871 a marqué, non seulement une époque de l’histoire de notre pays, mais aussi affecté les théories  et plans coloniaux.

    Cette chronique, basée sur des informations fiables, est établie par Cherfa Halim, en hommage à tous nos Martyrs des successives luttes d’indépendance et s'il ne leur redonne pas la vie !!! Il demeure en tout cas dans la continuité de leurs idéaux historiques. C'est de notre devoir de mémoriser et de transmettre leur Histoire.

     

           Gloire à nos Martyrs !  Vive l’Algérie !!