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日志


2008年4月

Histoire d'Algérie

Ecrire sans idéologie l’Histoire d’Algérie

 

La connaissance d’une société repose sur l’étude de son histoire. Malheureusement, l’histoire ne peut échapper à l’idéologie pour se constituer en science. Il y a trois objections à l’étude scientifique de l’histoire :

1- La construction du fait historique : problème de l’impossibilité de l’observation directe et de l’authenticité des témoignages.

2- La subjectivité de l’historien : qui projette dans l’histoire ses perspectives philosophiques.

3- La synthèse historique et le problème de la causté : le déterminisme implique que les mêmes causes produisent les mêmes effets alors que l’histoire ne rencontre que des événements singuliers.

 

Ibn Kheldoun,  historien de son temps, nous dit que la connaissance de l’histoire permet de méditer, d’accéder à la vérité et d’expliquer avec finesse les causes et les origines des faits, à connaître à fond le pourquoi et le comment des événements.

Il reconnaît que le mensonge s’introduit naturellement dans l’information historique pour sept raisons principales :

- l’esprit partisan. –la confiance aveugle.

- l’ignorance de la signification des événements.

- l’excès de confiance en soit.

- les remaniements et les altérations.

- la flatterie.

- l’ignorance des caractères naturels de la civilisation.

- la manipulation politique.

Il décrit les anciens historiens : "Les historiens postérieurs sont tous des conservateurs à l’esprit lent, qui ne cherchent même pas à briller. Ils se satisfont de tisser sur le même métier que leurs devanciers. Ils ne tiennent aucun compte des changements que la marche du temps apporte aux circonstances et aux usages…. leur présentation des Dynasties et des événements passés est aussi creuse qu’un fourreau sans lame, et leur science est inconsistante, puisqu’on n’y peut distinguer le vrai du faux…".

 

Plus tard, la science de l’histoire, va surmonter ces objections en appliquant à l’étude de l’histoire de la société, les principes du matérialisme dialectique. Cette application va entraîner :

 

a)- Une conception matérialiste de l’histoire : si d’une manière générale le matérisme explique la conscience par l’être et non l’inverse, cette doctrine appliquée à la société humaine exige qu’on explique la conscience sociale par l’être social.

 

b)- Une conception structuriste de la société : avec l’interdépendance et la liaison étroite, indissoluble de tous les aspects de chaque phénomène, l’histoire fait apparaître sans cesse de nouvelles liaisons qui déterminent le processus universel du mouvement, régi par des lois, tels sont certains traits de la dialectique.

 

Alors, l’histoire peut être définie comme idéologie et comme science :

 

- L’histoire comme idéologie, est, en général, une recherche fondée sur une philosophie, une recette, un schéma idéal. Elle ne s’explique pas par la praxis matérielle, car toute idéologie se réduit, tantôt à une interprétation de l’histoire des hommes tantôt à une abstraction totale.

 

- L’histoire en tant que science, rencontre, à chaque évènement, un résultat matériel, dont elle doit rendre compte.

 

La mise en œuvre de ces principes, matérialisme et dialectique, dans l’étude de l’histoire, permet de retenir que les faits économiques sont la base et la cause déterminante de tous les phénomènes historiques et sociaux et, d’en dégager, les lois de fonctionnement de la société (synchronie) et les lois de transformation de la société (diachronie).

Dihya dite Kahina la belle des Aurès

Dihya, dite Kahina, Reine de la principauté des Awarba

    de la région occidentale des Aurès de 688 à 701

kahina

 

Vrai nom : . Dihya ibnet Thabet ibn Enfak ibn Bouara ibn Meskiri (la belle en berbère)

                    dite Kahina (devineresse en Arabe).

 

Origine : Berbère monothéiste (juive, peut-être), Reine de la tribu Djeraoua, branche des

              Zanata (Zénètes), occupant une partie de la région orientale des Aurès.

 

Naissance : Vers 651 à Thumar dans la région orientale des Aurès (Algérie).

 

Parcours historique

C'est la mort de Koceila qui détermina la Reine Dihya à reprendra le flambeau de la résistance.

- En 695, la première bataille, victoire de Dihya, eut lieu à oued Nini, au nord de Khenchela,

surnommé par les Arabes Nahr al bala (rivière des malheurs).

Dans un geste de générosité, elle prit sous sa protection un jeune prisonnier arabe, Khâled ben

Yâzid. Simulant l'allaitement, elle lui donna, selon la coutume de l'anaïa (protection) en vigueur

 chez les Berbères, le sein pour en faire de lui son fils adoptif.

- En 697, Carthage finit par tomber aux mains des musulmans et pour Hassan ibn Nouaman el-Ghassani

(gouverneur d'Ifriqiya) la seule résistance qui demeurait alors était celle de Dihya. Il marcha contre elle et

prit position sur le rebord de la rivière Meskian de Meskiana, dans le triangle d’Aïn Beida, Khenchela et Tébessa.

- En 698, Hassan ibn Nouaman el-Ghassani revint avec plus de renforts. Après avoir pris Carthage,

il dispersa les troupes de Dihya et s'empara de l’espace perdu.

- En 700, face aux forces adverses, Dihya fit pratiquer la politique de la terre brulée en vue de

dissuader l'envahisseur de s'approprier le patrimoine. Cet acte ne plaira pas à une partie de son

peuple et se retourne contre elle.

- Dihya, sentant la fin proche et voulant sauvegarder sa progéniture, elle recommanda à ses

deux jeunes fils, Ifran et Yezdigan, de rejoindre, avant la bataille, le camp de l’armée musulmane

et de se convertir à leur religion.

- En 702, Dihya engagea, sans succès, contre les troupes arabes, sa dernière bataille en Tunisie. Sa défaite

est due, en partie, à la trahison de son adoptif Khâled qui fournissait des informations à Hassan ibn Nouaman.

- A Thysdrus (El Djem-Tunisie), avec ses hommes, elle fit creuser un long souterrain sous

l'immense Colisée romain pour soutenir le siège de l'armée arabe.

- Poursuivie depuis Thysdrus jusqu'aux Aurès, la Reine Dihya fut vaincue et décapitée

à Thumar (lieu supposé de sa naissance). Sa tête fut envoyée, selon certains, comme trophée

de guerre au Khalife Abd el-Malik, jetée dans un puits selon d'autres.

- Ses deux fils Ifran et Yezdigan, pour survivre et selon la volonté de leur mère, se soumettent

à Hassan ibn Nouaman. Ils se convertissent à l'islam et s’enrôlent dans les premières troupes

musulmanes en partance pour la conquête du Maghreb et de l'Espagne.

- En 703, les Berbères se convertirent en masse à l'Islam. Les Arabes avaient acquis une bonne

assise en Ifriqiya, pour envisager la conquête de tout le Maghreb.

A partir de là, c'est les Berbères, principalement la tribu des Zanata (Zénètes) qui porteront l'Islam aux autres Nations.

 

Mort : En 702 à Thumar (lieu supposé de sa naissance). Elle fut décapitée et son corps jeté dans un puits.

 

Anecdotes : - Du côté de Bir El Ater (Tebessa) se trouve un puits appeler Bir el kahina (Puit de la kahina),

en référence du lieu où elle aurait été tuée.

- À Baghaï près de Khenchela, les habitants désignent certaines ruines anciennes comme étant les

ruines du palais de la Kahina ou ceux du Roi Iabdas.

- Les noms de la rivière Meskian et du village de Meskiana, viendraient des mots berbères Mis n Kahina qui signifient fils de Kahina.

En son souvenir et un peu partout en Afrique du Nord, de nombreux puits sont nommés "puits de la Kahina".

                                                                                                                                                     Leguelmois