Leguelmois's profileLEGUELMOISPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    May, 2007

    Violence du 08 Mai 1945

    VIOLENCE ET DESTRUCTION PHYSIQUE

    UN 08 MAI 1945 A GUELMA

    Guelma après les journées du 8 et 9 Mai 1945, de nouveaux renforts dépêchés d'urgence de Tunisie, sont arrivés le jeudi 10 Mai. Encadrant les tirailleurs Sénégalais, ils sont envoyés aux villages environnants : Belkhir (Millesimo), Boumahra (Petit), Chorfa (Bled Gaffar)….. pour faire barrage aux éventuelles insurrections. L'adjudant Saddok, un expert en violence, commandait un des pelotons du groupe militaire, des engagés, des hommes résolus comme lui.

    L’annonce des massacres humains, de populations sans défense, une violence illégitime, décrétée et organisée dans le but de briser la résistance populaire, plonge des hommes, femmes, enfants dans des souffrances physiques et morales intenses.

    Par cette violence orchestrée par une milice, par l’occultation de l’emploi de procédures juridiques par le politique, le colonisateur dévoile à la population qu’il est le maitre de ce qui est le plus précieux pour elle, sa vie, ainsi que de celle de ceux à qui elle tient le plus.

    Oui ! La pratique des miliciens est pire que celle des militaires, elle est criminelle ! Mais, la mise en place de l’ordre du plus fort, obtenu par la criminalité, n’est qu’une étape dans la succession de soulèvements latents momentanément interrompus par la faiblesse et la désorganisation du vaincu.

    Tout cela, la France de l’époque, ne l’a pas compris et cela malgré l’avertissement du maître d’œuvre de la répression, le général Duval commandant de la division territoriale de Constantine, qui disait : "Je vous ai donné la paix pour dix ans ; si la France ne fait rien, tout recommencera en pire et probablement de façon irrémédiable". En effet, Toutes les improvisations de victoire ont été balayées, une décennie après, par une autre génération, celle de Novembre 1954.

    Le 19 Mai, à la demande du Ministre de l’Intérieur Tixier, le général Raymond Duval dissout la milice de Guelma. Cependant, quelques semaines plus tard, d’autres victimes sont tuées et ils ne seront pas les derniers. Durant de longs mois et au bruit des avions, les ruraux de la région, terrorisés, continuèrent à fuir pour se mettre à l’abri.

    A sa visite d’inspection à Guelma, le Général Raymond Duval demanda de lui signaler les militaires qui s'étaient distingués au cours des opérations, afin de les citer. L'adjudant Saddok lui fut présenté. Ce dernier, proche du départ à la retraite, sollicita une nomination de Caïd. Le général lui serrant la main, lui dit : "Je sais que tu es idèle à la France. Tu es Caïd à partir d'aujourd'hui" !

    Mais, tout homme qui use de solutions extrêmes de la violence, finit tôt ou tard par se détruire physiquement. Cela était le cas de l’ex adjudant Saddok, devenu Caïd de M'Chounèche, qui à force de se perfectionner dans l'horreur, avait fini par être la première victime du 1er Novembre 1954.

    En effet, après avoir fini sa sale besogne avec Guelma et pour services rendus, il sera gratifié au grade d’officier et nommé Caïd du douar M'Chounèche dans les Aurès. Pour se laver les mains rouges de sang d’innocentes victimes et se faire une bonne réputation, il se rend en pèlerinage à la Mecque et acquière le titre de Hadj. Il se donne, même, le grade d’ex capitaine.

    Mais le sang des innocents ne se lave pas, il reste éveillé dans les mémoires. Une décennie plus tard, dans les Aurès, le lundi 1er Novembre 1954, jour de la Toussaint, premier jour ayant marqué le commencement de la révolution à travers tout le territoire national, c’était le commencement de la fin de l'Algérie département Français.

    En ce jour là, comme chaque matin dans l’unique vieux autocar assurant la liaison Biskra-Arris, à l’arrêt de M'Chounèche, est monté 1e Caïd Hadj Saddok. Il portait un révolver et a l’air inquiet. Il a conscience des événements graves qui se préparent. De surcroît, il vient d’apprendre, par oui dire, l’annonce par le FLN du déclenchement imminent de la révolution nationale et que tout collaborateur au service du colonialisme est sommé, sous peine de mort, de rejoindre les rangs de la révolution. Par son attachement à l’Algérie française, il décida d’informer l'administrateur de la commune mixte d’Arris.

    Au second arrêt de Tifelfel, ont pris place un groupe de voyageurs et un instituteur accompagné de son épouse, du nom Monnerot. Arrivé dans les gorges de Tighanimine, exactement à hauteur de la Borne "Arris 18 km-Batna 79 km" le vieil autocar s'arrête brusquement devant un barrage de buissons ; un groupe d'hommes en treillis militaire et armés les attendait.

    Un Moudjahid, Sbaïhi Mohamed, de la Section de Chihani Bachir adjoint de Ben Boulaïd, Mauser au poing, monte à bord de l’autocar. Il ordonna aux passagers de se coucher sur le plancher, puis fait descendre le Caïd.

    Le Caïd a vite compris ; il s'interpose et tente de sortir son revolver ; un jeune djoundi devance son geste, abat le Caïd ; un autre blesse le couple. D’autres moudjahidine surgissent, roulent le cadavre du Caïd dans son burnous rouge et le hissent à bord de l’autocar qui l'emmène jusqu'à Arris.

    Involontairement blessés dans l’amertume de la violence, l'instituteur et son épouse sont restés sur place jusqu’à l’arrivée des secours. Lors de leur évacuation à Batna, il sera trop tard pour l’instituteur qui avait perdu beaucoup de sang, tandis que l’épouse y réchappera par miracle.

    Ben Boulaïd, lui-même, au journal Alger républicain, reconnait que le jeune instituteur ait été victime d’un geste de nervosité d’un des djounoud.

    Qui est Chihani Bachir ? Né le 22 Avril 1929 à El Khroub, Constantine. Il fréquenta l’école primaire d’El Khroub. Pris en charge par la famille d’Ibn Badis, il fait ses études secondaires à Constantine à l’école (des indigènes) de Jules Ferry ; il adhéra très jeune (1946) au Parti du Peuple Algérien (PPA) ; puis rejoint, en 1947, l’O.S. (Organisation Spéciale) ; il est l'un des vingt-deux de la réunion historique ayant décidé la révolte armée contre le colonialisme.

    Il eut l’insigne honneur aux côtés du martyr Mustapha Ben Boulaïd, en tant que commandant adjoint de la wilaya I, de préparer le déclenchement de la lutte armée dans la région des Aurès. En Septembre 1955, avec Abbès Laghrour, Adjel Adjoul…., il dirigea avec courage la célèbre bataille d’El Djorf, dont l'écho parvint à l’échelle internationale. Il tomba au champ d’honneur le 2 Octobre 1955 dans les Aurès.

    A l’indépendance, le gouvernement Algérien, pour conserver sa mémoire et le garder en exemple, lui consacra, en souvenir, le nom d’une ville, anciennement appelée Barral, dans la Wilaya d’El Tarf. Le général Barral est un autre sanguinaire de l’insurrection de Zaatcha, W. Biskra.

    Ce maillon de chronique, ayant fait l’objet des plus gros titres de la presse de l’époque, nous montre que les hommes font les événements, les évènements font les martyrs et ces derniers vivifient l’histoire et l’immortalisent. La guerre d’Algérie a bel et bien commencé à Sétif, Guelma, le 8 mai 1945.

    Il est vrai qu’il y a de cela plus de soixante ans passés, mais le temps passé n’est rien face à l'éternité de nos mémoires.

    Chronique établie par H. CHERFA, le 08 Mai 2007.

    May, 2007

    Cherfa Ahmed, Musée du Chahid Guelma

     

    شرفه أحمد المدعو بوبكر

    بالمرسوم الرئاسي رقم 84-365 المؤرخ في الفاتح ديسمبر 1984،  أطلق على هذه القرية إسم شهيد حرب التحرير شرفه أحمد، المدعو بوبكر،  الذي ناضل بالمنطقة الثانية التابعة للولاية الثانية؛  حامل لشهادة العضوية رقم 6622  .مُنحت له، سنة 1996، شهادة مقاوم ووسام شرفي من طرف السيد رئيس الجمهورية عن طريق السيد وزير المجاهدين.

    شرفه أحمد من مواليد 01 مارس 1911 بمشته عين زيتونة بعرش بني مرمي بلدية بومهرة أحمد (بيتي سابقا) بولاية قالمة.  أبوه محمد بن بلقاسم بن الشريف بن بلقاسم مذكور في سجل الأصول تحت رقم 26؛  وفي شجرة العائلة تحت الرقم 03 حسب إحصائيات 1886.  حيث تستر أعيان المنطقة حينذاك على أسمائهم الحقيقية للعدو،  وقبلوا أسماء مستعارة مثل:  بومهرة، بومعزة، بخوش، بوقرن....

    شرفه أحمد كان رجلا كريما، فاضلا،  جديرا بالثقة.  أقسم منذ اندلاع ثورة التحرير على الوفاء والعمل بكل ما أوتي من قوة على المساهمة في تنظيم العمل الثوري داخل المنطقة وتوفير الوسائل المادية.  قاد إلى جانب رفقائه في الجهاد العديد من العمليات الثورية.

    تقع مزرعة شرفه أحمد في مشته عين الزيتونة بعرش بني مرمي،  وتعد من بين أول المزارع التي صنفها قادة جبهة التحرير الوطني كقاعدة لوجيستيكية ) مركزا (  لإمداد المجاهدين بالمؤونة،  ومقرا يستريحون فيه أثناء تنقلهم من ولاية إلى أخرى،  وبين مناطق الولاية نفسها.

    المركز:  هو وحدة قطاعية متعددة الوظائف وهو في الوقت نفسه،  قاعدة لوجيستيكية للتزود بالمؤونة،  منطقة عبور واستراحة،  مقر لمداواة المجاهدين،  وحدة تنظيمية من أجل جمع الاشتراكات والهبات،  جسر تواصل من أجل نقل المعلومات والتوجيهات،  وأخيرا مكاناً لعقد الاجتماعات التنظيمية والسياسية.

    شرفه أحمد بقي –طيلة حياته- وفيا للعهد الذي قطعه على نفسه.  سقط في ميدان الشرف،  إثر عملية تمشيط قامت بها قوات العدو،  قريبا من مزرعته يوم الخميس 17 أكتوبر 1957،  من أجل أن تحيا الجزائر حرة مستقلة.

    سقط إلى جانبه في هاته العملية،  أبطال من أمثال ابنه أمبارك البالغ من العمر22 سنة.  المزرعة المستعملة كمركز خُُربت واستولت قوات العدو على أملاكها ومحتوياتها وعرضتها للبيع.  بعد الاستقلال،  أُخرجت رفات جميع شهداء هذه القرية وتمت توريتهم التراب بشرف،  بمقبرة الشهداء بومهرة أحمد.

    أما فيما يتعلق بتاريخ الناحية :  فقد أعاد أعوان الإدارة الفرنسية،  تقسيم عرش بني مرمي إلى أكثر من عشرة مشاتي.  وتم تقييدها كقبيلة في السجل العقاري،  لسنوات 1863-1887 تحت رقم 61.  وتعد غالبية سكان هذا العرش من المنفيين القادمين من مختلف النواحي التي امتدت إليها شعلة الثورة.  الذين فروا من العمليات الانتقامية التي كان ينفذها جيش الاحتلال،  وقد انصهرت هذه الفئة المهجرة مع سكان المنطقة؛ وتوجهوا إلى خدمة الأرض،  وتم سنة 1889 تمليك البعض منهم قطعا صغيرة من الأراضي الوعرة،  والقليلة الخصوبة.

    قدم هؤلاء الفارون من النواحي الأكثر مناهضة للاستعمار،  بحثا عن ملجأ لهم في جبال بني مرمي وذلك بعد اندلاع مختلف المقاومات الشعبية (1846، 1849، 1851، 1860 ،1871، 1916، 1945)؛  أو اثر عمليات التهجير التي كانت تمارسها قوات الاحتلال على القبائل الثائرة،  والمناهضة للاستعمار في جبال الأوراس،  جرجرة،  الهضاب العليا والجنوب…. لقد اختارتهم ثورة التحرير ليدخلوا تاريخ هذا الشعب من بابه الواسع.

    هؤلاء المنفيون،  الذين اقتلعوا اقتلاعا من عروشهم،  قاوموا الظروف الاجتماعية القاسية التي فرضها عليهم الاستعمار،  وفضلوا احتمال البؤس والجوع...  على التخلي عن شرفهم وكرامتهم وخاصة دينهم وثقافتهم.

    نعم!  لقد أخضع مجموع تلك العروش التي امتدت لها شعلة الثورة،  إلى ضرائب مرهقة ظلت تتثاقل كلما زادت مقاومة السكان للمستعمر.  وفي حالة الامتناع عن الدفع تتم مصادرة ممتلكاتهم،  وبالموازاة مع عملية المصادرة يتم اتخاذ كل الإجراءات الضرورية لقمع المقاومات ولم يستثن من ذلك لا النساء ولا الأطفال.

    وبعد مصادرة جميع الممتلكات المنقولة،  والعقارات، تم إخضاع الأراضي للحراسة العسكرية ثم توزيعها على المعمرين الجدد.  وهكذا تحول مالكو الأراضي من سكان هذه العروش إلى عمال موسميين تحت إمرة المعمرين الجدد.

    نعم!  تم اعتقال أولئك الذين شاركوا في حركة التمرد،  واقتيدوا إلى السجون دون محاكمة،  ونفذ فيهم حكم الإعدام،  في حين حكم على البعض الآخر بالنفي الإجباري مع الأعمال الشاقة،  إلى مدينة نوميا بكاليدونيا الجديدة.

    تقوم السياسة التي يطبقها المستعمر الفرنسي على إبادة المقاومة،  بكل الأساليب،  كسياسة الأرض المحروقة،  مصادرة الممتلكات،  وحتى اعتقال أفراد عائلات المقاومين حتى يسلم هؤلاء أنفسهم.

    لطالما كانت فرنسا تثابر من أجل تطوير وسائلها في قمع المقاومة الشعبية،  واللجوء إلى كل الوسائل المتاحة،  وخاصة أسلوب الحديد والنار،  حيث تم إعدام رجال المقاومة والبعض منهم نفذت فيهم الأحكام أمام الملأ في الساحات العمومية.

    هذا الشعب الأبي الذي لا يقهر،  لم ينس كل النكبات التي تلت كل حركات التمرد والمقاومة،  بقي متماسكا فيما بينه،  وحافظ على خصائصه الاجتماعية والثقافية،  والتزم الصبر واليقظة دون أن تخر عزيمته،  ولكنه لم يفوت الفرصة عندما تحين للانتقام من المستعمر.

    نعم!  لقد نظم الاستعمار الفرنسي على مدار 132 سنة من الاحتلال،  حملة إبادة جماعية في حق الهوية.  استولى على أراضينا، أنكر ديننا وثقافتنا ولغتنا...  نعم!  والشاهد على ذلك هي مجازر 08  ماي 1945.  فقد سمحوا لأياديهم المجرمة بقتل هذا الشعب لأنه وبكل بساطة شعبٌ جزائري.

    بقيت المقاومة الشرسة التي أبداها أجدادنا من أجل التخلص من الوجود الاستعماري والنتائج المأساوية لكل حركات التمرد ضد قوات العدو،  علما راسخا في ذاكرة سكان الناحية،  في كتابات المؤرخين وقصائد الشعراء إلى غاية اندلاع ثورة الفاتح نوفمبر1954.

    لقد وفى هؤلاء الأبطال بوعدهم في الحفاظ على شعلة الثورة متقدة، ولم يسمحوا لها بالخبو والانطفاء،  بعد أن انتظموا في ثورة الفاتح نوفمبر 1954 على مستوى منظمة جبهة التحرير الوطني،  وأقسموا بدمهم على صنع قدرهم وقدر الأجيال الصاعدة.

    دفع اندلاع ثورة الفاتح نوفمبر 1954 بذلك الجيل إلى تحمل مسؤوليته في اتخاذ الموقف المناسب،  في تلك الفترة، حيث كان لابد من تجسيد الفكرة على أرض الواقع ثم نشرها،  تجميع الوسائل من أجل تفجير الثورة وتوجيه الفلاحين غير المدربين عسكريا لمواجهة الجيش الفرنسي.

    نعم!  لقد وفوا بعهدهم وقدموا تضحيات ثقيلة من أجل تحرير الوطن،  وأعادوا للمرأة كرامتها من خلال مساواتها مع الرجل لكي لا تواري وجهها،  كما عملوا على محو الأمية من خلال تعميم التعليم المجاني لكلا الجنسين بغية بناء مجتمع حر ومتحضر. 

    نعم!  لقد تركوا لنا إرثا غاليا "الشرف وما يزال خطابهم الثوري يصلنا من أعماق جبالنا،  تهمس به الرياح.  ولو تنطق هذه الناحية لقالت : "دخلت إلى سماحة الإسلام،  الذي لطالما كان الدرع الواقي الذي دفع بهذا الشعب المجيد إلى تقديم الغالي والنفيس من أجل الذود عن حمى هذه الأرض الطاهرة والصمود في وجه المستعمر،  رغم ضراوة المعارك والمشاحنات ومحاربته والانتصار عليه".

    إن هذه الشهادة التي أدلي بها ودونها شرفه حليم ابن الشهيد،  ما هي إلا تكريم لكل شهداء الثورات المتعاقبة عبر تاريخ الجزائر.  صحيح أنها لن تعيد لهم الحياة ولكنها ستبقي ذكراهم خالدة ما بقيت قيمهم العليا ومبادئهم التاريخية السامية.  وإنه لمن واجبنا،  نحن جيل اليوم،  أن نحافظ على تاريخهم ونتناقله من جيل إلى آخر.

                            المجد والخلود لشهدائنا الأبرار؛  تحيا الجزائر.