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July, 2007 LE MALOUF DE CONSTANTINEHOMMAGE AU REGRETTE CHEIKH RAYMOND MAITRE DU MALOUF CONSTANTINOIS Le Malouf, implanté dans la culture de plusieurs grandes villes du Maghreb, Fez, Tlemcen, Alger, Constantine, Tunis, Annaba….., est une musique classique algérienne héritière de la Musique arabe, basée sur un système de 24 Noubates, qui sont les règles théoriques et inchangées depuis la fin du IXème siècle, ces noubates se sont maintenues grâce à une tradition orale dans laquelle mélisme, et autres ornementations, restent difficiles à symboliser par le système de notation emprunté à l’Occident. Basée sur des mélodies, elle a subie les influences des régions où elle était perpétuée, trois grandes écoles se sont distinguées et chacune d’elle se revendique : celle de Tlemcen (de Grenade), celle d’Alger (de Cordoba), et enfin celle de Constantine (de Séville). Le mot Malouf vient du mot arabe MAALOUF (habitué), qui signifie habitué à la tradition, ou plus précisément fidèle à la tradition. Et l’un de ces fidèles est Cheikh Raymond. Raymond Leyris (dit "Cheikh Raymond") avait une seule religion "le Malouf". De part ses origines, Raymond était un emblème de cette Algérie où se côtoyaient, dans des rapports de bon voisinage, Islam, Judaïsme et Christianisme. Il était une figure charismatique de la culture traditionnelle constantinoise, un lien entre les communautés juive et musulmane, une notabilité révérée par les deux communautés. Ses concerts hebdomadaires à la radio puis à la télévision locale vidaient les rues de la ville. A l’instar de Cheikh Bestandji, son maître, Raymond était un symbole et, à ce titre, il n’était ni juif ni musulman. Oui, c’était Cheikh Raymond, c’est tout ! Maitre musicien du Malouf, il symbolisait Constantine qui comptait une forte population juive sépharade. C’est en 1961, dans une Algérie est en flammes, dans ce contexte de guerre et de sang que Cheikh Raymond fut assassiné dans cette même ville, le 22 juin 1961, à l’âge de 48 ans. Le coup de feu assassin a détruit aussi une culture commune, un symbole de tolérance et de coexistence entre les communautés juive, pied-noir, arabe et a engendré l'exode massif, hors d'Algérie, de toute une population. Cependant et de nos jours, rien n'a changé. Il est, toujours, considéré comme le grand maître du malouf ; la preuve est que son gendre et disciple Gaston Ghrenassia (dit "Enrico Macias") délaisse la variété pour revenir au malouf de ses origines. Ce pays où il a fait bon vivre un jour, où résonnaient des musiques poétiques, tendres, mystiques et joyeuses. Mais c'était du temps où on était jeune, du temps où on se considérait tous fils d’Abraham….. HOMMAGE A LA REGRETTEE SIMONE TAMAR,….. ? -- 1990 ? LA GRANDE CHANTEUSE A LA VOIX D'OR DU MALOUF CONSTANTINOIS Simone reste une femme mystérieuse, les chroniqueurs n’ont pas été précis sur sa biographie, mais on peut avancer sans contestation : qu’elle est nommée NABET, une veille famille implantée, bien avant 1830 (conquête de l'Algérie), dans le Constantinois et plus précisément à Souk Ahras. TAMAR est le nom de Mariage. Elle était l’émule de Cheikh Raymond Leyris, elle avait le culte de l'intégrité des partitions du malouf et le respect des auteurs, sans distinction de race, de culte ou de politique : une vraie musicienne ...Sa douceur dans la vie était le juste retour de son ressenti pour la musique. Après avoir chanté avec Ghrenassia Sylvain, le père de Gaston "Enrico Macias" à Constantine, elle décida de se lancer seule dans la "jungle musicale", renoue dans les années 1980 avec les musiciens Constantinois et se produit assez souvent avec succès mérité tant en Algérie qu'en France. Elle mourra en France vers 1990 ? Sa discographie, des CD de bonne qualité, de son Malouf constantinois est : Ar sif ; Souk elasr ; Sidi rached. NB : Sa biographie reste à compléter par les lecteurs ! ENRICO MACIAS. CONSTANTINOIS JUSQU'A LA MOELLE EPINIERE ! Enrico Macias, gendre de Raymond Leyris, de son vrai nom Gaston Ghrenassia, est né, le 11 décembre 1938, dans une famille Constantinoise. Son père Sylvain était violoniste dans l'orchestre de Cheick Raymond Leyris. Dès l'âge de 15 ans, le jeune Gaston devient rapidement l'éventuel successeur de Cheikh Raymond. A cet effet, il disait : "Toute ma vie d'artiste, je la dois à Tonton Raymond". C’est Enrico, avec la chanson "Mon chanteur préféré", qui a permit au grand publique Européen de connaître un peu plus Cheikh Raymond.
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