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    July, 2008

    Tribus Algériennes

    Principales confédérations de Tribus Algériennes

     

      cavaliers

      

    Dans sa forme la plus simple, la tribu est un groupement de gens occupant des territoires contigus et éprouvant un sentiment d’unité fondé sur de nombreuses similitudes culturelles, sur des contacts fréquents et amicaux et une certaine communauté d’intérêts. La tribu est une entité sociale tandis que l’Etat, au sen où l’entend ici, est une entité politique.

     Les tribus naissent, en général, de l’accroissement de la population d’un simple groupe originel et de la formation de nouveaux groupes. Quant ils se séparent, le nouveau groupe et celui d’origine, ont la même culture et le même langage et leurs membres sont unis par nombreux liens d’amitié personnelle et de parenté.

     Si leurs groupes occupent, après la séparation, des territoires, ces liens individuels ne sont brisés immédiatement : les amis et les parents se rendent visite et de nouveaux liens personnels ce développent, génération après génération. Ces relations, non institutionnalisées entre les groupes, continuent à maintenir vivant le souvenir de l’origine commune et le sentiment de l’unité et retardent aussi le développent de différences marquées dans le langage et la culture.

     La communauté de langage, de culture et d’origine n’est pas suffisante pour transformer un agrégat de tribus en royaume. Une hostilité fortement enracinée peut s’établir entre deux tribus.

     L’existence d’une tribu repose sur des facteurs psychologiques fautes desquels elle ne peut devenir une véritable entité fonctionnelle, là où ils existent, au contraire, la tribu peut fonctionner sans mécanisme institutionnalisé d’aucune sorte.

     Il arrive souvent qu’une tribu n’utilisant pas tout son territoire consent à une tribu d’origine étrangère de s’installer à l’intérieur de ses frontières moyennant la promesse d’une aide en temps de guerre.

     Les mariages entre membres de tribus différentes engendrent une combinaison des relations officielles et diffuses. Ils provoquent le déplacement d’individus d’une tribu à l’autre et, en même temps, établissent des liens institutionnalisés entre certains individus.

     Les Etats peuvent naître soit par la fédération volontaire de plusieurs tribus, soit par l’assujettissement à des entités plus puissantes de tribus faibles qui perdent leur autonomie politique. En tout cas, la guerre semble être l’agent principal de la formation de royaume. Les confédérations doivent, en général, leur origine à la peur d’un ennemi commun et à la représentation claire des avantages que peuvent être tirés d’une action concertée contre ennemi, donc à des intentions défensives plutôt qu’offensives.

     Les tribus rassemblées étant toujours jalouses de leurs droits. Aucune tribu n’abandonne son autonomie politique de plein gré et, si elle le fait, elle doit être assurée d’un avantage important. Les confédérations doivent leur origine à une communauté d’intérêts, même si ceux-ci ne sont que très limités et spécifiques.

     La fonction de l’autorité centrale est de diriger démocratiquement et de coordonner les activités volontaires des tribus  fédérées. L’absence d‘une forte autorité centrale expose les confédérations à un éclatement par conflits internes. Cependant, elles sont très peu vulnérables aux attaques étrangères. Toute ingérence extérieure renforce chez leurs membres le sentiment d’unité et la volonté de coopération, ce qui les rend plus difficiles à démembrer ou à soumettre.

     Enfin, s’il peut arriver qu’une puissante autorité centrale soit capable de rassembler sous sa loi un certain nombre de tribus et de les forcer à coopérer, elle ne peut suffire à les transformer en royaume durable. Ces tribus peuvent vivre en paix et même travailler ensemble mais, faute d’un sentiment d’unité, l’organisation de ces unités se dissout aussitôt que l’autorité centrale disparaît.

     

    Tribu des Sanhadja

     Sanhadja est le nom d'une grande confédération de tribus Berbères (Capsiens, Gétules), originaires du Nord-ouest Saharien ayant émigrées vers le Nord du Maroc et de l’Algérie. Ses principales tribus sont : les Lemtouna (la plus puissante), les Djoddala, les Massoufa, et les Lemta. Sanhadja a pour descendants directs les Touaregs qui sont à l'origine du nom Sénégal.

     Après leur défaite face à la Dynastie El Mouwahidoun (Almohades), ils se sont éparpillés partout : les Sanhadja Lemtouna ont migré au Nord du Maroc, en Mauritanie, à Tlemcen, Nadrouma et en Tunisie. Une partie est restée au Sahara.

     

    Tribu des Masmouda

     Les Mesmouda sont une grande famille du Maghreb El-Aqca (Occidental). Parmi ses branches on retrouve les Barghouata, les Ghomara, et les peuples de l’Atlas. Les Ghomara sont restés au Maroc sur leur territoire actuel entre Ceuta et Tanger.

     La branche Barghwata n'est qu'une déformation phonétique du terme Barbati, qui ne renvoie à aucune confédération tribale. Elle incarne surtout une secte religieuse, regroupant plusieurs tribus.

     

    Tribu des Zenata (Zénètes)

     Les Zenata (Zénètes), est une autre confédération de tribus Gétules avec les Sanhadja et les Masmouda. D’origines de plusieurs tribus (Musulamès, Gétules, Awarba, Djérawa, Bavares (ou Babar),… rattachées durant l'Antiquité, ils auraient été implantés en Afrique du Nord, avec les premières populations Berbères, dans les plaines du Maghreb central et oriental.

     Les Zénètes occupaient à l'origine la Libye, l’Algérie (Aurès, Tlemcen, Mzab), le Maroc (Moulaya), le Mali et le Niger. Puis, ils immigrent d'Est en Ouest du Maghreb, puis vers l'Espagne.

     La division des confédérations Zénètes sont les suivantes : Maghraoua, Banou Ifren, Dejrawa, Mérinides, Abdalwadides, Wattassides, Ghoumari, Matmata, Laghouat, Sedrata, Ouargla, Ancha, Mzab, Yahia, Maghila, Yala, Faten, Rached, Matghara, Wasul, Berzal, Lemaya et Afya.

     À l'époque du Bas-Empire romain, les Levathae (Louatas), habitant la région des Aurès, se révèlent tellement agressifs que les Romains font élever un limes pour les contenir. Le limes est un système de fortification défensif et douanier, établi tout au long des frontières de l'empire Romain.

     

    Tribu des Banou Ifren

     Les Banou Ifren appartiennent à la grande branche des Zanatas (Zénètes). Ils étaient concentrés dans les Aurès, la Hodna, le Zab et dans le Hoggar où ils sont divisés en plusieurs groupes.

     À l'époque Romaine les Banou Ifren étaient divisées en deux parties : les Afris (romanisés) et les maures (non romanisés). Lors de la conquête musulmane, ils auraient joué d’importants rôles dans l'histoire.

     

    Tribu des Koutamas

     La tribu des Koutamas est une confédération de tribus ayant immigrée, à l'époque des Carthaginois, du Sud vers le Nord Algérien. Elle se fixa principalement dan les régions du Nord, allant de Bejaia à Annaba, et au Sud jusqu'aux l'Aurès, à savoir :

    - Les Sedwikich s'étendaient du Tell aux les hauts plateaux du Constantinois.

    - Les Adjissa s'étendaient de M’Sila jusqu'à l'Est de Collo.

    - Les Zwagha, considérés comme cousins des Zouaoua, seraient venus du désert tunisien pour se fixer près de Constantine et Mila.

    - Les Ouchtata, dont le territoire se situait entre le Guergour, le Ferdjioua et le nord de Constantine, plus à l’Est vers la Tunisie.

    - Les Zouaoua, quant à eux se situaient dans un espace allant de l'Est de la Mitidja jusqu'au Djebel Zzan, à l'Ouest de Bejaia.

    - Les Zaldawi (Zandwi), occupaient un territoire allant de l'Est de Bougie jusqu'aux environs de Collo.

     

    Tribu des Zouaouas

     Les Zouaoua se rattachent à une branche de la tribu des Koutamas. Ils occupaient les territoires s’étendant entre Alger et Bougie. En Kabylie et pour se protéger de tout ennemi, ils habitaient au milieu des précipices formés par des montagnes élevées et fortement boisées.

     

     La population Maure

     À l'époque Romaine, l'appellation Maure était utilisée pour désigner les populations vivant en Maurétanie romaine.

     Après la Reconquista les espagnols appelleront Moriscos (dérivé du nom maure), les descendants des arabo-musulmans Espagnoles. Mais, dans l'Europe médiévale, les Maures signifiait essentiellement les Musulmans et appliquée aux natifs du Maroc.

     En tout cas, la guerre semble être l’agent principal de la formation de royaume. Les confédérations doivent, en général, leur origine à la peur d’un ennemi commun et à la représentation claire des avantages que peuvent être tirés d’une action concertée contre ennemi, donc à des intentions défensives plutôt qu’offensives.

     Les tribus rassemblées étant toujours jalouses de leurs droits. Aucune tribu n’abandonne son autonomie politique de plein gré et, si elle le fait, elle doit être assurée d’un avantage important. Les confédérations doivent leur origine à une communauté d’intérêts, même si ceux-ci ne sont que très limités et spécifiques.

     La fonction de l’autorité centrale est de diriger démocratiquement et de coordonner les activités volontaires des tribus  fédérées. L’absence d‘une forte autorité centrale expose les confédérations à un éclatement par conflits internes. Cependant, elles sont très peu vulnérables aux attaques étrangères. Toute ingérence extérieure renforce chez leurs membres le sentiment d’unité et la volonté de coopération, ce qui les rend plus difficiles à démembrer ou à soumettre.

     Enfin, s’il peut arriver qu’une puissante autorité centrale soit capable de rassembler sous sa loi un certain nombre de tribus et de les forcer à coopérer, elle ne peut suffire à les transformer en royaume durable. Ces tribus peuvent vivre en paix et même travailler ensemble mais, faute d’un sentiment d’unité, l’organisation de ces unités se dissout aussitôt que l’autorité centrale disparaît.

    .........Leguelmois